Née en 1963 à Croydon et élevée à Margate, Tracey Emin étudie au Medway College of Design, au Maidstone Art College puis au Royal College of Art à Londres. Au début des années 1990, elle s’impose au sein de la génération des Young British Artists, aux côtés de Damien Hirst ou Sarah Lucas. En 1992, avec cette dernière, elle ouvre The Shop à Shoreditch, un espace hybride entre atelier, boutique et lieu de rencontre qui accompagne l’émergence de la scène artistique de l’East London.
De la tente brodée Everyone I Have Ever Slept With (1995) à My Bed (1999), nommée au Turner Prize, Tracey Emin transforme l’intime en geste artistique radical. Depuis, son travail explore sans relâche le corps, la mémoire et la vulnérabilité.
A Second Life, exposition rétrospective consacrée à l’artiste, est visible jusqu’au 31 août à la Tate à Londres.

1963 — Naissance
Tracey Emin naît à Croydon et grandit à Margate, dans le Kent, avec son frère jumeau Paul.

Années 1980 — Formation
Elle étudie au Medway College of Design, puis au Maidstone Art College, avant d’obtenir un MA au Royal College of Art à Londres.

Années 1980 — Billy Childish
Elle rencontre l’artiste et poète Billy Childish.
Ensemble, ils font partie du groupe de poètes punk anglais The Medway Poets.

Début des années 1990 — Young British Artists (YBA)
Tracey Emin s’inscrit dans la génération des Young British Artists, aux côtés de Damien Hirst, Sarah Lucas, Gary Hume ou Rachel Whiteread, soutenus par le collectionneur Charles Saatchi.

1992 — The Shop
Avec Sarah Lucas, elle ouvre The Shop à Shoreditch : un espace hybride entre atelier, boutique et lieu de rencontre artistique.
« The Shop faisait partie de la révolution Shoreditch, l’est de Londres devenant un endroit où traîner. »
– Sarah Lucas, The Guardian

1993 — My Major Retrospective
Sa première exposition personnelle à la White Cube prend la forme d’une autobiographie visuelle composée d’archives et d’objets personnels.

1995 — Everyone I Have Ever Slept With
Lors de l’exposition Minky Manky à la South London Gallery, curatée par Carl Freedman, elle présente une tente brodée des noms des personnes avec qui elle a partagé un lit.
Les noms incluent des amis, des membres de la famille, des amants et même deux fœtus perdus par l’artiste. En entrant dans la tente, le spectateur fait l’expérience d’une cartographie de l’intimité et de la mémoire.

1997 — Sensation
L’œuvre est montrée dans l’exposition Sensation à la Royal Academy of Arts à Londres, exposition majeure de la collection Saatchi qui propulse les Young British Artists sur la scène internationale.

1999 — My Bed
Nommée au Turner Prize, elle expose My Bed, son lit défait entouré d’objets du quotidien.
L’œuvre, montrant l’état réel de son lit après un épisode dépressif, devient rapidement iconique.

2004 — Momart Fire
Un incendie détruit plusieurs œuvres majeures, dont sa célèbre tente Everyone I Have Ever Slept With.

2007 — Biennale de Venise
Elle représente le Royaume-Uni à la Biennale de Venise avec l’exposition Borrowed Light. Elle est la deuxième femme à qui l’on confie le pavillon après Rachel Whiteread.

2008–2011 — Rétrospectives
De grandes expositions retracent son œuvre, notamment Twenty Years et Love Is What You Want à Londres.

2014 — Vente de My Bed
Christie’s met aux enchères l’œuvre My Bed en juillet 2014 ; elle atteint les 2,5 millions de livres sterling.

2020 — Nouveaux travaux
Après un cancer, elle poursuit une pratique plus intense encore. Ses expositions récentes explorent le corps, la solitude et la survie.

2023 – National Portrait Gallery
En 2023, Tracey Emin réalise The Doors, une œuvre composée de 45 visages féminins gravés sur les portes d’entrée de la National Portrait Gallery à Londres, à l’occasion de la réouverture du musée après sa rénovation.






